Fuir les flammes

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Fuir les flammes

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Parchemin
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Emplacement
Atholma
(Îles de Ventesable)

Ce parchemin a été rédigé par la conteuse Rhosan. Il dévoile un pan de l'histoire des Olmakhans.

Lecture[modifier]

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Fuir les flammes
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C'est avec les Charrs d'autrefois que débute l'histoire des Olmakhans, car fut un temps ou étions[sic] en tout point semblables. Les premiers Olmakhans ne sont pas nés parmi nous, mais ont choisi de rejoindre notre famille.

Nos premiers anciens et bienfaiteurs sont nés et ont grandi comme tous les autres Charrs : avec des parents insensibles, un Fahrar inflexible, et une troupe implacable. Entraînés à se battre, à tuer pour triompher. Mais même des âmes aussi sauvages avaient conscience des liens qui les unissaient, de la loyauté dont elles devaient faire preuve, et que le bien de tous l'emportait sur celui d'un individu. Un soldat isolé n'était rien, seule comptait la troupe. En réalité, ne pas avoir de troupe, ce qui se rapprochait le plus pour eux d'une famille, revenait à vivre dans la honte et la solitude.

Pour les premiers de ceux qui deviendraient les Olmakhans, la Légion de la Flamme régnait sur la Légion Sanglante, des Cendres et de Fer. La pitié ne faisait pas partie de leur vocabulaire, esclaves

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qu'ils étaient d'une envie insatiable de contrôler tout ce qui vivait.

C'est la Légion de la Flamme qui interdit aux mères et aux filles charrs de prendre les armes et de pratiquer la magie, les chamans craignant qu'elles ne signent leur perte. Aussi furent-elles déclarées inférieures aux pères et aux fils sur le champ de bataille, bien qu'elles eussent pu contrôler les cieux. Bathéa Porte-funeste, martyre aux yeux de tout Charr doué de raison, fut la première à voir clair dans leur jeu. La première et certainement pas la dernière.

Pendant bien des générations, la société charr souffrit d'un déséquilibre. La Légion de la Flamme en tenait les humains pour responsables, mais il suffisait d'ouvrir les yeux pour réaliser que le pire ennemi de notre peuple n'était autre que lui-même. L'absence d'humains n’empêchait pas les Charrs de se battre. Leur idéologie tout entière reposait sur la domination et la guerre. Il y aurait toujours un nouvel adversaire, un nouvel ennemi à vaincre, jusqu'à ce qu'ils finissent par s'entre-

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déchirer et qu'il ne reste plus rien ni personne.

Pendant des années, nos bienfaiteurs furent en proie au désespoir : comment échapper à ce cycle sans fin de mort et de destruction ?

C'est alors que des histoires se répandirent. Des récits de rébellions.

Longtemps le nom de Pyre Fiertir ne fut prononcé qu'à voix basse, de peur qu'il parvint aux oreilles de la Légion de la Flamme. Aidé des humains, il avait entrepris de sauver notre monde et d’empêcher les faux dieux de la Légion de détruire tout ce à quoi nous tenions.

Les légions Sanglante, des Cendres et de Fer ont commencé à se rapprocher. Une alliance prenait enfin forme, mais abandonner les suspicions du passé n'était pas chose aisée. Dans les rangs, l'hésitation mena à la complaisance, ce dont se servit la Légion de la Flamme.

Pendant des années, on nous parla de révolution,

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on nous dit que l'heure de se battre pour notre liberté approchait. Une étincelle d'espoir naquit alors avant que la Légion ne rassemble ses forces pour l'écraser.

C'est en ces temps particulièrement difficiles, alors que la Légion de la Flamme semblait sur le point d'éradiquer toute forme d'espoir, que nous avons commencé à écouter la parole de Kalla Lamebrûlante, la petite-fille du célèbre Fiertir.

Ses mots renfermaient les idées mêmes que la Légion de la Flamme cherchait à éradiquer. Liberté pour les mères et les filles des Charrs. Alliance entre les légions Sanglante, de Cendres et de Fer. Seule l'annihilation des traditions d'autrefois allait pouvoir nous libérer.

Certains Charrs y ont vu le signe d'une rébellion nécessaire. Mais nos ancêtres avaient déjà connu tout cela : le combat appelle le combat, la violence appelle la violence. Et le cycle a recommencé.

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Voir aussi[modifier]